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La genèse de nos costumes 2012 (suite 6 – la fabrication d’un masque en papier mâché…)

2 avril 2010

Ce que nous allons faire à présent est très important, et délicat. Klod, pour éviter tout soucis fait désormais cette opération un masque après l’autre, et toujours dans le moule. En effet, le masque va devenir extrêmement humide et peut se déformer si est mal positionné ensuite. Dans le moule, il pourra conserver la forme idéale. Une fois que le masque aura séché, il se déformera beaucoup moins par la suite.

Il s’agit donc d’enduire l’intérieur du masque avec un enduit un peu particulier. Klod a imaginé cette nouvelle technique l’an dernier. Le but est de consolider le masque depuis l’intérieur tout en lui apportant un peu de rigidité, mais en conservant toute la souplesse du papier mâché. Cette technique permet également de conserver au masque sa finesse qui est désormais notre marque de fabrique !

Pour réaliser cette opération on a besoin de :

– Un peu de poudre d’enduit que nous avons récupéré lors du ponçage.
– un peu de colle à papier peint.
– un petit pot (un pot de yogourt par exemple)
– un pinceau à poils durs.

On mélange la poudre d’enduit avec une demi-cuillère à café de colle et on ajoute de l’eau jusqu’à obtention d’une pâte onctueuse. On laisse reposer quelques minutes et on rajoute un peu d’eau si besoin est.

Puis, à l’aide du pinceau on enduit l’intérieur du masque avec cette pâte.

Une fois que tout l’intérieur du masque est ainsi recouvert, on laisse sécher cet enduit, en vérifiant régulièrement que le masque ne se déforme pas de nouveau en séchant.

Au moindre doute, on peut agir sur le masque devenu très mou avec l’humidité. Au besoin, on peut faire quelque tension avec de la baleine de corset ou de jupons par exemple. Obtenir la forme la plus parfaite possible à présent est capital pour la beauté de votre masque plus tard. Le travail en sera plus aisé ensuite et le résultat plus beau. C’est pourquoi il faut prendre son temps lors de cette étape et obtenir le meilleur résultat possible.

On laissera bien sécher, une journée au moins.

Puis on reprends le travail de ponçage… avec un grain plus fin que précédemment.

Jusqu’à obtenir une surface bien plus propre que précédemment. Remarquez qu’il y a à présent beaucoup moins de défauts.

A nouveau nous allons peindre le masque, mais cette fois, de façon beaucoup plus attentive. Il faut une bonne brosse, de qualité supérieure, à poils fins. Evitez les pinceaux bon marché qui font perdre leurs poils sur votre masque, c’est énervant et ça fait très moche si par malheur on en oublie un. Il vous era impossible d’en faire disparaître la trace une fois la peinture sèche !

Appliquez la peinture en fine pellicule, en croisant bien les traits de pinceaux de façon à bien « tirer » la peinture à la surface du masque. Travaillez avec la pointe du pinceau comme on le voit sur la photo :

Laissez sécher et passez une autre couche très fine, puis une troisième.  Rincez soigneusement votre pinceau dès que vous avez terminé, entre chaque couche, pour qu’aucune trace de peinture ne vienne sécher entre les poils. Ainsi vous prolongerez la vie de votre précieux instrument ainsi que sa souplesse. Quand vous avez fini de peindre, la peinture ne doit jamais avoir atteint la base des poils.

Laissez sécher votre masque à présent..

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